dimanche 21 novembre 2010

Un masque sans Carnaval




C´est fait!

On les a à la maison, dans la chambre étanche, deux vilaines boites bien fermées à côté des bouteilles d´eau, du poste à transistors...

Faudra penser aux petits biscuits au cas où....

C´est drôle! J´ai eu la même sensation qu´après un vote!

Devoir accompli...La suite ne m´appartient pas.

En plus, peut être pour dédramatiser la démarche, la distribution est faite par du personnel compétant dans une grande surface d´électroménager, avec un plasma où passait en boucle leur mode d´emploi .
Le même, quelques semaines auparavant vantait les mérites du dernier robot miracle pour la superwoman avertie du XXI siècle!!
Interdiction formelle d´ouvrir les emballages jusqu´au jour ...
On espère ne jamais avoir à s´en servir!!
Une formalité, encore une dont on se serait bien passé!

Mais la vie continue et plutôt de manière agréable.
Il fait moins chaud, ouf! on respire, la mer est belle, les journées courtes.
Des couchers de soleil magnifiques et des nuits reposantes.
On retrouve Netanya comme on l´aime. Calme mais vivante et à nous!
On oublie la politique, Bibi, Abu, Obama, Hillary et les autres!!
Et au Kikar on sirote un Coca Ligth, régime oblige, en se disant que chaque jour de Paix est un cadeau pour les deux côtés de la frontière!

mercredi 29 septembre 2010

Mon histoire d'eau...



Il a fait chaud, très , très chaud!
Il fait chaud, très, très chaud!
Il fera encore chaud, très, très chaud!

Tu tends l'oreille au moindre clapotis...
La nuit tu changes de chambre à la recherche d'une petite brise, d'un souffle, mais fenêtre ouverte le rideau ne bouge même pas!

Tu fermes les yeux et des images de ruisseaux paisibles et rafraîchissants t'envahissent.

De ton vieux cahier à spirales tu sors ta Chanson d'Eau et du coup la température commence à baisser à mesure que ta "saudade" augmente ...

Chanson d'eau

Cristalline, maligne
Elle coule insouciante
Déjouant les écueils
Comme l'avenir se joue
Des plus mauvais présages.
Sautillante, fuyante
Comme un écureuil
Ne prenant au passage
Que l'éclat d'un rire,
Un reflet de sapin,
La blancheur du lys,
La rosée du matin.
Réveillant le souvenir
D'un jeu de pistes, d'un feu de camp
De deux regards qui se cherchent,
S'évitent...
D'un amour naissant.
D'un collier de fleurs de mai
Aux allures de perles d'Orient,
Devenu poussière avec le temps,
Mais jalousement gardé
Dans l'écrin soyeux de ma mémoire,
Dans cette eau, dans sa chanson,
Dans le jardin secret de notre histoire

vendredi 17 septembre 2010

Fantasme






Magie d'un clair de lune
Sans dunes...
Pas de sable, regrettable!
Du basalte gris asphalte
Mer de marbre bleu argent.
Regard sombre qui encombre
Boucles noires dans le vent.
Main nerveuse qui insiste
Corps brûlant qui résiste
Souffle court qui réclame
La réponse que l'on clame
Dans l'étreinte sans contrainte
D'un fantasme qui persiste!
Lyon 1991


PS
Il n'y a pas que le souffle qui est court...
L'inspiration aussi laisse à désirer!
Alors on pioche et on trouve ce genre de petites choses dans un cahier à spirales...




dimanche 15 août 2010

Pour Jacky




C'était un homme bon.
Un homme qui reconnaissait le mérite de sa femme et qui m'a dit en toute simplicité: tout ce que je suis, tout ce que j'ai réussi c'est grâce à Estelle.
Je le connaissait à peine. Depuis ce jour Jacky était pour moi un être à part.
J'aimais l'entendre s'adresser à sa femme avec un inimitable " chérie chérie", comme si une seule fois ce ne fut pas assez.
Et son "allô, allô" quand il répondait au téléphone? Le premier pour dire je suis là, le second pour je vous écoute? Je ne sais pas! Mais Jacky était ça aussi, la présence et l'écoute. Pour sa femme, ses enfants, petits et arrière petits enfants. Un Patriarche avec tout ce que cela comporte de responsabilité, respect et tendresse pudique.
Présent aussi pour ses amis. Le vrai copain au sens Brassens du mot.
Il a snobé la maladie. Elle s'est méchamment vengée.
Il laisse un vide que sa famille va tenter de combler en suivant son exemple et en honorant sa mémoire.
Ses amis sauront, par le souvenir ému de ces dernières années à Netanya, rendre l'absence presque acceptable. Il sera toujours parmi nous!
Si j'avais le coeur à plaisanter je dirais qu'il a déjà retrouvé Paul et d'autres mordus de belote avec qui il fera d'interminables parties. Parait que là haut le temps n'existe pas!
Mais je n'ai pas le coeur à plaisanter.
Perdre un ami c'est perdre un peu de soi-même, c'est prendre conscience tous les jours un peu plus que inexorablement la vie nous mène droit à la mort.
Quand on a eu la chance de croiser quelqu'un comme Jacky on peut bénir le hasard. Et "le hasard étant le pseudo de D. quand Il ne veut pas signer", alors merci mon D.!
Sur cette route de la vie à la mort il y a parfois des rencontres privilégiées.
Jacky en fut une.

lundi 19 juillet 2010

Alyah...Lourd bilan!



6 ans hier!


Si on me demandait de faire un bilan je dirais: j´ai grossi, énormément grossi!
Réducteur me direz vous, mais j´assume.
L´alyah n´est pas une mince affaire et encore moins une affaire de minces!
Plus ça va et plus c´est difficile, car la notion du temps qui passe vient te mettre en état d´urgence.
Il faut gagner le pari même si avec le recul tu le trouves un peu fou.
Et si on n´était là que pour accomplir la prophétie? Autrement il n´y aurait plus de prophétie, pas vrai?!
Est-ce le genre de défi capable d´agir sur l´inconscient de tout un peuple, de le pousser à retrouver son pays et à installer sur sa terre des hommes venus des 4 coins du monde?
Mais la terre est ronde... où sont les coins?
Fermons la parenthèse.
Donc je disais j´ai grossi!
Un psy, très lu et connu sur la place, disait dans un de ses derniers articles concernant l´alyah qu´il fallait éviter de tomber dans le piège du ghetto franco-français!
Sans le savoir j´ai depuis toujours suivi son conseil.
J'ai créé mon ghetto-perso, toute une carapace de graisse qui m´arrondi, m´empêche d´aller vers les gens, m'isole et m´enferme dans mes contradictions.
Je déteste mon image, l´image que je donne de moi, alors pourquoi l´imposer aux autres?
Si le psy me lisait ...mais c´est un cas banal!
Même pas original...vu le nombre de rooondes que l´on croise au km!!
Une réflexion due à la fatigue, à la chaleur?
Sans doute!
Mais ça ne change rien à la réalité des kilos qui me classent, doux euphémisme, en "severe obesity"!
Il y a plus grave, oui je sais, mais comme bilan c´est lourd...très lourd!!
Au moins 20 au dessus de la norme!
PS. Merci Botero! T´as su rendre beau le détestable.

lundi 7 juin 2010

La gitane de mes 15 ans...




Elle avance ondulant
Son corps de danseuse espagnole,
Cheveux roux sous un foulard aux fils d’argent,
Prend ma main, regarde ses lignes
Et son sourire s’efface
Dans une petite grimace
D’étonnement !

«Tu finiras ta vie au Moyen-Orient»!

Elle est folle la gitane au regard doux...
Mais non, elle avait bien raison!
Aujourd'hui je vis en Israël
Pays béni où jadis coulaient le lait et le miel
Mais d’où la colombe ne prend plus son envol
Ne sachant où se poser… de l’autre côté.
Pays béni où chaque jour le désert fleurit
Pour montrer
Qu´ici l’impossible est réalité !
Je revois la gitane m’affirmant
Dans un sourire éblouissant
Que l’Amour et la Paix seraient sur mon chemin.
Et de ce coin du monde où le canon gronde
Je promets
Que si demain la colombe s’envole et revient
À celui qui le vaudra, mais le vaudra vraiment
Je tendrai à nouveau la main.
Israël - juillet 2005


Toujours d'actualité même si le canon ne gronde pas...encore!
Faut-il croire la gitane?
Croisons les doigts en disant Shalom Salam!
Et par ce signe et ces deux mots éloignons le spectre de la guerre.
Au Pays des Ness...
Rien n´est impossible!

mardi 1 juin 2010

Flottille et pénurie à Gaza...


Ça aussi fait partie de l´alyah!
Devoir se justifier aux yeux du monde et aux siens... Comme si tout ce qui est permis aux autres nous était d´office interdit.
Meir Rosen, un de nos experts en droit international l´a si bien stigmatisé. Parlant de la flottille de Gaza et la condamnation générale de son arraisonement par l'armée isarelienne il dit : c'est comme si au Tribunal un juge après avoir condamné l'accusé disait : maintenant on écoute les témoins!!
Faut il en rire ou en pleurer?
Peuple, où la dérision est une arme, allez on va en rire encore une fois !

Lire dans un quotidien portugais le mot déportation utilisé pour dénoncer le sort des "humanitaires" arrêtés lors de l´assaut de la flottille n´est pas faux si l´on se tient au sens étymologique du mot. Mais connaissant la connotation du même mot depuis Aushwitz cela veut surtout banaliser l´horreur puisque les juifs eux même déportent... Et là nous avons toute la lâcheté de l´Occident.

La Corée du Nord envoie par le fond un bateau de guerre de l´autre Corée avec équipage et biens? Aucun intérêt puisque il n y´avait pas de juifs ni d´arabes impliqués! On en parle comme à regret, quelques lignes dans la presse et on envoie le "fait divers" sur le compte Pertes et Profits de l´Humanité!
Mais doit on encore utiliser ce mot magnifique pour parler du Monde où nous vivons?

Aux réactions de ce même Monde, dont les projecteurs sont braqués 24 heures sur 24 sur ce qui se passe dans ce coin du globe, l´existence d´Israël trouve sa justification si tant est que l´on devrait encore la justifier!

Et l´Alyah par la même occasion!
Qu´elle soit par idéal ou pragmatique, c´est un pas à franchir à un moment ou un autre de l´existence du juif.
Tout n´est pas rose, loin s´en faut! Mais comme dit le vieux dicton et combien juste dans ce cas "il vaut mieux un petit chez soi qu´un grand chez les autres" .
De toute façon, à l´image des Rothchild, Cahen d´Anvers et autres Camondo les juifs seront toujours regardés, catalogués et malheureusement déportés en tant que tels. Mécènes, philanthropes, morts pour la patrie ou communs des mortels , nés juifs ils le resteront jusqu´à la fin. La seule nuance sera quand en parlant d´eux on dira "juif français"ou "français de confession juive"!

Combien plus savoureux un café servi sans gants blancs au Kikar que le même café bu à Paris, Londres ou Madrid où t´as du enlever ta kippa pour ne pas te faire agresser!