mercredi 24 mars 2010

Ainsi va la vie...



J’ai pas fait attention et j’ai tout nettoyé !
Même mon cerveau !
Plus d’idées, le vide total, donc Vacances pour tous !
Hag Pessah Sameah ! Que la Paix soit dans le Monde et surtout dans cette partie du Monde !
C’est pas pour demain ?
Va au Kikar ! Tu trouveras un ponte pour t’expliquer comment ça va se passer et une ou deux tables plus loin un autre pour te dire exactement le contraire !
Ainsi va la vie …

Bon voyage à ceux qui partent et surtout bon retour!

mercredi 17 mars 2010

Comme un ballet de libellules




T’entends un vrombissement lointain et tu sais qu’ils seront bientôt dans ton champ de vision.
Ils vont du nord au sud ou du sud au nord longeant la côte, dans un ciel bleu qui invite à la nonchalance.

En mission de surveillance ou de défense ils sont nos gardiens, les hélicos.
C’est rassurant mais ça serait tellement mieux de les savoir au sol, en veille, ou tout juste en manœuvres.

Un jour peut-être…
Ton regard les suit jusqu’à ne plus les voir et à ce moment tu leurs souhaites d’aller là où ils doivent aller mais surtout de revenir.
Sans pouvoir parler d’un sentiment d’insécurité, t’as à force de vivre sous menace, acquis une certaine dose de fatalisme au fur et à mesure que l’idée d’un Israël fort et presque miraculeusement invincible s’estompe.

Nous avons nos talons d’Achilles, nos chevaux de Troie et toutes les faiblesses d’une vraie démocratie.

Et aussi un ras le bol de piétiner dans une situation figée, de chercher à plaire souvent par des actes contre l' intérêt immédiat, mais qui sait lucratifs à long terme.

D’être celui que l’on presse de faire un geste, encore un !
Réflexion de Café du Commerce ? Sans doute! Mais aussi un constat sans oeillères.

T’as plus envie de lire un journal, d’écouter la radio et encore moins de regarder la télé.
En ce moment les mimosas sont en fleurs et tels des feux d’artifice jaune or les arbres font les beaux le long des routes et dans les parcs. La nature est magnifique, le Printemps est là.
T’as envie de te laisser aller, de ne plus penser, passer à autre chose. De faire une pause, le vide, que le monde t´oublie et oublier le monde.
Mais le ballet incessant des hélicos, libellules de fer et acier aimées et redoutées t’en empêche.
Même au Kikar tu les vois passer …
Et ta « limonada » n’a plus le même goût !

jeudi 11 mars 2010

La panne






Pas le vertige de la page blanche…la panne ! De toute façon personne ne se plaindra si cette semaine je pédale, je bafouille.
Un petit passage à vide comme souvent à l’approche des fêtes. Coup de blues, petite déprime ou « ma chou ka ze » !
L’impression d’avoir des racines aériennes…d’être de nulle part. Un peu aussi comme ces arbustes secs du désert qui virevoltent au grée du vent sans pouvoir s´arrêter. Je ferais mieux de parler de plantes grasses…mais celles-ci sont bien accrochées !!
C’est quand même bizarre ce sentiment ! Je suis une émigrante …
On fait comme si, on s’installe mais on regarde l’autre comme il te regarde, sans complaisance. Ta culture devient une charge, ta langue devient barrière, tes coutumes curiosités. Tu ne t’exprimes plus, tu mimes !
Tu finis par n’être bien qu’avec toi-même, mais t’as vite fait le tour. Alors tu te regardes le nombril et les jours passent. T’es pas malheureuse mais t’es en manque ! De quoi ? Va savoir !
Mais ça ira mieux demain ou après demain…
Tu te demandes si t’es la seule dans ce cas là . On a tous ses états d'âme, on les gère plus au moins bien mais on n'en parle pas .
Un découragement passager lié au sentiment de n’être pas d’ici et de ne plus être d’ailleurs ? De ne pas avoir le choix? D’avoir les deux pieds dans le même sabot, de ne pas avancer et de presque se plaire dans cet état d’inertie totale ?
Là le Kikar ne peut rien faire d’autre qu’attendre que ça passe!
Et ça va passer...

jeudi 4 mars 2010

Les méduses et les touristes...


Revenons à Netanya
Selon tes goûts, ton âge, tes artères et surtout tes os t’as huit mois dans l’année où tu peux profiter de sa plage !
A Lyon c’était un rêve ! Habiter une ville au bord de mer où il fait toujours beau. Eh! bien …j’y suis et tu sais quoi ? La plage c’est comme le shouk et la syna, je n’y vais pratiquement jamais.
Sauf que là je ne me l’explique pas. J’adore la mer, un peu moins le sable ayant vécu dans une île bordée de magnifiques criques, rochers et galets et je me prive de quelque chose que j’aime comme pour me punir...au secours Dr. Freud !
En dehors de juillet envahie par les méduses et août par les touristes, deux espèces à éviter, la plage est belle et fréquentable.
Surveillée, aménagée elle est tout ce que je voulais quand je ne l’avais pas. Mais maintenant j’ai toujours une bonne raison pour passer à côté et pour le regretter après. Ou il fait trop chaud ou pas assez, ou le vent avec le sable c’est insupportable, ou t’es fatigué ou ça va te fatiguer…et le temps passe. À chaque fois tu te dis…l’année prochaine ! Mais ça ne marche pas pour tout… et dans 2000 ans je ne serais plus là !
Dommage ! Ce sont ces petits plaisirs simples qui auraient peut être transformé le quotidien et empêché la routine de s’installer à condition que d’aller à la plage n’en devienne pas une !
En avril," bli neder", je vais commencer ma saison ! Allez ! Je fonce! Régime, sport et plage ! Qui dit mieux !?
J’ai bien dis "bli neder"… !!!
De toute façon, si j’échoue, il reste pour me consoler le Kikar et les délicieuses glaces de Tony
Si je réussis...je suis bien au pays des"ness", un Cola Diet chez Papa Maman, toujours au Kikar bien sur!