
dimanche 21 novembre 2010
Un masque sans Carnaval

mercredi 29 septembre 2010
Mon histoire d'eau...

Il a fait chaud, très , très chaud!
Il fait chaud, très, très chaud!
Il fera encore chaud, très, très chaud!
Chanson d'eau
Cristalline, maligne
Elle coule insouciante
Déjouant les écueils
Comme l'avenir se joue
Des plus mauvais présages.
Sautillante, fuyante
Comme un écureuil
Ne prenant au passage
Que l'éclat d'un rire,
Un reflet de sapin,
La blancheur du lys,
La rosée du matin.
Réveillant le souvenir
D'un jeu de pistes, d'un feu de camp
De deux regards qui se cherchent,
S'évitent...
D'un amour naissant.
D'un collier de fleurs de mai
Aux allures de perles d'Orient,
Devenu poussière avec le temps,
Mais jalousement gardé
Dans l'écrin soyeux de ma mémoire,
Dans cette eau, dans sa chanson,
Dans le jardin secret de notre histoire
vendredi 17 septembre 2010
Fantasme

PS
dimanche 15 août 2010
Pour Jacky

lundi 19 juillet 2010
Alyah...Lourd bilan!

lundi 7 juin 2010
La gitane de mes 15 ans...

Et son sourire s’efface
Elle est folle la gitane au regard doux...
mardi 1 juin 2010
Flottille et pénurie à Gaza...

jeudi 29 avril 2010
Le temps qui passe...
Ici ou ailleurs le temps passe et passe de plus en plus vite.
Mais le temps n’a pas arrêté de passer pour autant.
Autour de toi on parle de plus en plus souvent de celle ou de celui qui n’est plus. Dans ta tête tu calcules vite (tu peux encore le faire) pour te dire : eh ben, pas beaucoup plus vieux que moi…
Ta fille as mal au dos et quand tu lui demandes comment ça ?
- Je dois vieillir mal !
Ce n’est pas la lumière bleuâtre du réveil digital qui me contredira!
J’irais un jour aux Puces de Yafo. On ne sait jamais…
Je divague !
lundi 19 avril 2010
Yom Haatsmaout
Le pays est déjà couvert de drapeaux de toutes tailles !
Comme le grand sport national est le barbecue, les parcs sont envahis par une foule bigarrée, glacière en bandoulière, chaises et parasol, tout l’attirail de l’israélien en goguette !
Toi tu vas à Regavim, kibboutz où les francophones se donnent rendez-vous tous les ans.
Mais avant la sieste t’as eu l’apéro, les grillades, les salades, les pitotes, la pastèque de rigueur et suprême luxe un café presque chaud droit sorti du thermos ! Tout ça servit dans une profusion de plastique et papier ! Enfin... Byzance !
J’oubliais les discours sans quoi ça ne serait pas une vraie fête! Discours que personne n’écoute à défaut d’entendre, mais que tout le monde applaudit soulagé que se soit enfin terminé !
Le soleil commence à décliner, la fête touche à sa fin, on se donne rendez-vous pour l’année prochaine et je me dis tout bas qu’ici la pluie ne viendra pas me tirer de là...
jeudi 8 avril 2010
Perruches à col

T´as jamais vu ces beaux oiseaux verts?
La première fois j´ai cru qu´une perruche éprise de liberté avait quitté sa cage. Mais non! Elles sont là par bandes presque tous les matins et vont d' antenne en antenne, poussant des cris entre pigeons et tourterelles. Désinvoltes et belles elles prennent possession du ciel, comme les touristes de notre plage et du Kikar.
mercredi 24 mars 2010
Ainsi va la vie...
Hag Pessah Sameah ! Que la Paix soit dans le Monde et surtout dans cette partie du Monde !
C’est pas pour demain ?
Va au Kikar ! Tu trouveras un ponte pour t’expliquer comment ça va se passer et une ou deux tables plus loin un autre pour te dire exactement le contraire !
mercredi 17 mars 2010
Comme un ballet de libellules

Ils vont du nord au sud ou du sud au nord longeant la côte, dans un ciel bleu qui invite à la nonchalance.
C’est rassurant mais ça serait tellement mieux de les savoir au sol, en veille, ou tout juste en manœuvres.
Ton regard les suit jusqu’à ne plus les voir et à ce moment tu leurs souhaites d’aller là où ils doivent aller mais surtout de revenir.
Sans pouvoir parler d’un sentiment d’insécurité, t’as à force de vivre sous menace, acquis une certaine dose de fatalisme au fur et à mesure que l’idée d’un Israël fort et presque miraculeusement invincible s’estompe.
Réflexion de Café du Commerce ? Sans doute! Mais aussi un constat sans oeillères.
En ce moment les mimosas sont en fleurs et tels des feux d’artifice jaune or les arbres font les beaux le long des routes et dans les parcs. La nature est magnifique, le Printemps est là.
Même au Kikar tu les vois passer …
Et ta « limonada » n’a plus le même goût !
jeudi 11 mars 2010
La panne

Pas le vertige de la page blanche…la panne ! De toute façon personne ne se plaindra si cette semaine je pédale, je bafouille.
Un petit passage à vide comme souvent à l’approche des fêtes. Coup de blues, petite déprime ou « ma chou ka ze » !
On fait comme si, on s’installe mais on regarde l’autre comme il te regarde, sans complaisance. Ta culture devient une charge, ta langue devient barrière, tes coutumes curiosités. Tu ne t’exprimes plus, tu mimes !
Tu finis par n’être bien qu’avec toi-même, mais t’as vite fait le tour. Alors tu te regardes le nombril et les jours passent. T’es pas malheureuse mais t’es en manque ! De quoi ? Va savoir !
Mais ça ira mieux demain ou après demain…
Tu te demandes si t’es la seule dans ce cas là . On a tous ses états d'âme, on les gère plus au moins bien mais on n'en parle pas .
jeudi 4 mars 2010
Les méduses et les touristes...
Selon tes goûts, ton âge, tes artères et surtout tes os t’as huit mois dans l’année où tu peux profiter de sa plage !
A Lyon c’était un rêve ! Habiter une ville au bord de mer où il fait toujours beau. Eh! bien …j’y suis et tu sais quoi ? La plage c’est comme le shouk et la syna, je n’y vais pratiquement jamais.
En dehors de juillet envahie par les méduses et août par les touristes, deux espèces à éviter, la plage est belle et fréquentable.
Dommage ! Ce sont ces petits plaisirs simples qui auraient peut être transformé le quotidien et empêché la routine de s’installer à condition que d’aller à la plage n’en devienne pas une !
En avril," bli neder", je vais commencer ma saison ! Allez ! Je fonce! Régime, sport et plage ! Qui dit mieux !?
J’ai bien dis "bli neder"… !!!
De toute façon, si j’échoue, il reste pour me consoler le Kikar et les délicieuses glaces de Tony …
Si je réussis...je suis bien au pays des"ness", un Cola Diet chez Papa Maman, toujours au Kikar bien sur!
mercredi 24 février 2010
Au chevet de Madère

Mon île souffre et moi avec elle.
Et à quoi cela avance si l'on persiste dans les mêmes erreurs ?
Mon île
Je t’en prie fais toi belle !
Mets ton beau corsage vert,
Ta jupe bleue océan,
Tes jupons frangés d’écume
Ton châle de nuages blancs.
Parfume toi de lilas,
De chèvrefeuille ou de jasmin
Coiffe toi de soleil
Et dans tes cheveux flambants
Noue des poinsettias vermeils !
Fais chanter à tes oiseaux
Au Kiosque de Jardin
Le plus bel Hymne à la Joie !
Fais danser des feux follets
De tes montagnes à tes plaines
Et dans tes rivières paisibles
Fais rire l’eau aux éclats !
J’arrive !
Et nous serons à l’unisson
Mon île, mon cœur, ma raison !
Panse vite tes plaies ! Se sont aussi les miennes.
mardi 16 février 2010
De Roch Hanikra à Eilat

Un bus attendait les participants, 99% de retraités. Comme nos places étaient vers le fond nous sommes entrés par la porte arrière et là… Une marée de têtes blanches!
Je suis pierre, je suis sable, je suis dune,
Palette d’ocres balayée par le vent,
Palmier d’un oasis de fortune.
Bédouine au port altier
Devant son village de tôles,
Foulard noir sur les épaules.
Je m’évade !
Ton ombre m’accompagne
Je suis toi, passé sans futur ni présent.
Souvenirs,
Et de Roch Anikra à Eilat on découvre le pays, un merveilleux pays !
Le départ et l’arrivée se font au Kikar, omniprésent témoin silencieux, mais toujours là!
vendredi 12 février 2010
La synagogue

Malheur si tu ne connais pas les codes ! Tu risques de faire la mouche dans un bol de lait si t’arrives en tailleur noir couture un jour de Yom Kippour dans un parterre de femmes-fleurs toutes de blanc vêtues ! Ça va du chapeau jusqu’aux chaussures, en passant par l’écharpe et le sac. Même le petit mouchoir parfumé est blanc, un peu froissé en fin de journée mais il était blanc au départ je peux te le jurer. La honte !
Pour le reste la syna c’est comme ailleurs. Des gens venant d’un peu de partout avec une majorité dominante qui impose un rite, celui qu’ils pratiquaient là bas, encore là bas, mais qui se perd. C’est une syna 3ème âge, limite 4ème. Les chants souvent cacophoniques dans certains passages deviennent beaux quand un connaisseur les entonne et arrive à faire passer dans la mélodie la beauté du texte. Le silence s’installe, des yeux brillent un peu plus et un tonitruant Hazak ponctue la fin du psaume. Quant au rabbin il est chéri de tous, un peu trop noir pour certains mais comment faire l’unanimité ? Impossible quand on sait que là où il y deux juifs il y a trois opinions…
Le shabath, à la fin t’as l’apéro ! Tout le monde s’agglutine autour de deux tables, une grande pour les hommes et une plus petite pour les femmes, ben voyons ! Les habitués officient, servent l’anisette et font passer les cacahuètes. Chacun son rôle ! C’est convivial ! On se dit au revoir en bas devant la porte. Pas de voiture de police ni de flics pour crier circulez, circulez. On est chez nous, on fait comme on veut et si tu veux t’as même le Kikar pas loin pour un petit break avant la tafina de midi, un Kikar où tout est calme respectant lui aussi ce jour de repos.
mercredi 10 février 2010
Quand un ami te quitte

Quand un ami te quitte tu lui en veux presque de t’avoir laissé comme ça ! T’avais des tas de choses à lui dire et il n’est plus là. Lui dire qu’on l’aimait, qu’on admirait son esprit boy scout toujours prêt, son dévouement, sa disponibilité. Je ne vais pas tenir un discours de circonstance, d’autres le font mieux que moi. Pour rester dans l’esprit blog je vais essayer de mettre à jour la base de données le concernant, je crois qu’il aimerait mieux ça.
Il était déjà là ce fameux été 2004 et a vu l’arrivée de tous ces tlemceniens comme un cadeau. Des tlemceniens comme lui, l’ancien olé de Netanya. Il pouvait parler de là bas sans décodeur ! Il a été notre ciment, notre trait d’union et c’est beaucoup grâce à lui et aux voyages organisés dans lesquels il s’investissait à fond que l’amitié a consolidé le groupe. Les repas Chez Myriam, le café au bistrot de la plage, la belote du chabath après midi et le souci de nous voir tous bien et ensemble lui ont donné autorité d’intervenir quand surgissaient d’inévitables petits accros. Il savait d’un mot remettre les choses à leur place et nous montrer le côté éphémère de l’existence. La vie n’est qu’un chemin plus au moins long vers la mort. Peut-être savait-il déjà que le crabe ne lui laisserait aucune issue ? Il a su le combattre avec courage mais sans être perdu d’avance c’était un combat pipé ! Il ne va pas nous manquer, il nous manque déjà !
L’année dernière un ami m’a quitté. Pour lui j’avais écris un petit poème que je partage aujourd’hui avec Paul Nathan.
Mourir en janvier
Mourir en janvier, quelle drôle d’idée !
Sous un triste ciel d’hiver,
Sans un adieu, fermer les yeux, partir.
Laisser sa famille, ses amis, son île
Et un grand vide
Où chacun enfouira ses souvenirs.
Souvenirs d’un homme bon, d’un ami extra,
D’une voix,
De quelqu’un qui nous manque déjà.
Mourir en janvier, quelle drôle d’idée !
Admettre l’absence, baisser les bras
Devant l’évidence d’une vie brusquement fauchée !?
Non ! L’oubli n’a rien à faire ici !
L’amitié est éternelle
Et restera pour toujours là où il est aujourd’hui,
Dans nos cœurs, dans nos larmes et nos prières.
Mourir en janvier, quelle drôle d’idée !
samedi 6 février 2010
Le shouk

Ils connaissent les prix, les marchands, ceux qui trichent sur le poids, qui te forcent la main,qui se trompent en rendant la monnaie et les autres!
samedi 30 janvier 2010
T'es pas fatigué des avions...?

mardi 26 janvier 2010

Jacquot!
De tous les amis retrouvés ici et que j'adore
C'est lui mon talon d'Achilles!
Facile de succomber à son jeu...
Oeil rieur, malicieux
Il nous prépare la flèche, qui touche
Fait mouche sur l'ego de la victime ravie
D'être la cible d'un copain facétieux.
Érudit, matheux sans en faire trop
Il captive l'attention et sa façon naturelle
De nous dire ce qu'il sait sans imposer ses idées
Fait de lui celui qu'on aime avoir à ses côtés.
Nonchalance britannique et chapeaux inimitables
Distinguent le personnage dont la gentillesse discrète
L'humour caustique et le sens d'hospitalité
Ravissent tous ses amis.
Et si nous sommes là aujourd'hui c'est pour lui dire
Qu'on l'aime et qu'il a bien fait de venir
Dans le rang des Tlemceniens de Netanya
Ceux même qui refont le monde au Kikar
Trouvent des solutions aux conflits, à la chute du dollar
A tout ce qu'en Israël va de travers
Pour conclure finalement
Avec fatalisme et aisance
Que malgré tout
On est bien mieux ici qu'en France

