
Quand un ami te quitte tu lui en veux presque de t’avoir laissé comme ça ! T’avais des tas de choses à lui dire et il n’est plus là. Lui dire qu’on l’aimait, qu’on admirait son esprit boy scout toujours prêt, son dévouement, sa disponibilité. Je ne vais pas tenir un discours de circonstance, d’autres le font mieux que moi. Pour rester dans l’esprit blog je vais essayer de mettre à jour la base de données le concernant, je crois qu’il aimerait mieux ça.
Il était déjà là ce fameux été 2004 et a vu l’arrivée de tous ces tlemceniens comme un cadeau. Des tlemceniens comme lui, l’ancien olé de Netanya. Il pouvait parler de là bas sans décodeur ! Il a été notre ciment, notre trait d’union et c’est beaucoup grâce à lui et aux voyages organisés dans lesquels il s’investissait à fond que l’amitié a consolidé le groupe. Les repas Chez Myriam, le café au bistrot de la plage, la belote du chabath après midi et le souci de nous voir tous bien et ensemble lui ont donné autorité d’intervenir quand surgissaient d’inévitables petits accros. Il savait d’un mot remettre les choses à leur place et nous montrer le côté éphémère de l’existence. La vie n’est qu’un chemin plus au moins long vers la mort. Peut-être savait-il déjà que le crabe ne lui laisserait aucune issue ? Il a su le combattre avec courage mais sans être perdu d’avance c’était un combat pipé ! Il ne va pas nous manquer, il nous manque déjà !
L’année dernière un ami m’a quitté. Pour lui j’avais écris un petit poème que je partage aujourd’hui avec Paul Nathan.
Mourir en janvier
Mourir en janvier, quelle drôle d’idée !
Sous un triste ciel d’hiver,
Sans un adieu, fermer les yeux, partir.
Laisser sa famille, ses amis, son île
Et un grand vide
Où chacun enfouira ses souvenirs.
Souvenirs d’un homme bon, d’un ami extra,
D’une voix,
De quelqu’un qui nous manque déjà.
Mourir en janvier, quelle drôle d’idée !
Admettre l’absence, baisser les bras
Devant l’évidence d’une vie brusquement fauchée !?
Non ! L’oubli n’a rien à faire ici !
L’amitié est éternelle
Et restera pour toujours là où il est aujourd’hui,
Dans nos cœurs, dans nos larmes et nos prières.
Mourir en janvier, quelle drôle d’idée !
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