
Je ne sais si l'une naît de l'autre ou si elles grandissent ensemble mais en ce moment je suis comme à la veille de vacances quand j'étais encore en activité professionnelle. Fallait pas me demander d'ajouter un jour, que dis je, une heure de plus. Tout en moi était au paroxysme! Ça craquait de partout, je prenais l'eau!
L'image que l'on avait de moi me pesait. Assez de mener de front tout ce que fait de toi une super woman!
Et j'avais écris un petit truc toujours d'actualité 25 ans après.J'espère pouvoir en parler encore dans 25 ! Il n'est pas interdit de rêver ...
Dans ce monde du tsunami dont tout le monde en parle et pour cause, du massacre de 5 membres d'une même famille israélienne par des barbares palestiniens dont personne n'en parle (ou si peu) et pour cause, mes petits états d'âme n'intéressent que moi et pour cause.
Mais je laisse ici un moment de vie, de ma vie pour ceux qui me font l'amitié de me lire
Lassitude
Sentir que la jeunesse
S'échappe
Se regarder dans la glace
Faire la grimace
A ses rides, ses cheveux blancs
A la vie que l'on vit en automate
Agressée par le béton, les néons
Les minutes qui passent,
Le froid, le vent.
Avoir à jamais fait le deuil
D'un ciel bleu du bruit des vagues
D'offrir son corps au soleil!
Atroce certitude!
Jeter la montre, le masque
Ne plus être citée en exemple.
Vivre
L'espace d'un coup de folie
Toutes les paresses du monde !
Fermer les yeux, ne plus penser,
Se faire bercer comme un enfant
Et s'enfoncer dans le néant
Au comble de la lassitude.
Lyon, avril 1985
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