samedi 25 juin 2011

Port d'Abri






Quand je lâche à tout vent
Les voiles folles du souvenir
Quand ce bateau sorcier
Sans timonier ni amarres
M’emporte vers ton rivage
Je jette l’ancre
Impuissante
Dans la mer sombre de ton regard.
Mon port d’abri, mon refuge
Baie
Où la fuite du temps qui nous hante
Devient mirage
Où les années comme des caresses
Sur nos visages passent
Sans creuser la moindre ride.
Tu m’y abrites chaque fois
Quand vers toi telle une ombre
Frissonnante
Je m’envole
De rires et de tendresse avide.





Lyon, 1984


...Et toujours la fuite du temps, le temps qui nous a rendu parents et grand-parents à qui tous les jours nous devrions dire merci...Mais quand on commence à avoir plus de souvenirs que de projets au diable les bonnes manières!!!


J'oublie un peu le Kikar...


Mais je n'oublie que trois jeunes filles juives franco-israéliennes et un brave arabe israélien y on laissé leurs vies par l' incurie de certains.


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